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Construire un car rig.

Sur un car rig, je pense d’abord à la voiture. La caméra doit être en sécurité, bien sûr, mais le véhicule doit aussi être protégé de toute l’installation.

Jordan ChampionMachiniste · Grip21·4 min
Car rig cinéma avec caméra fixée sur un véhicule et structure de machinerie
Sur le plateau

Un car rig doit d’abord protéger le véhicule, puis porter la caméra avec une structure aussi simple que le plan le permet.

La première contrainte du car rig, c’est le véhicule lui-même.

On travaille sur une carrosserie, des ouvrants, des vitres et des éléments qui n’ont pas été conçus pour recevoir une structure cinéma. La protection fait donc partie du montage dès le départ.

L’objectif est que la voiture puisse être rendue dans le même état qu’avant l’installation. Cela influence le choix des points, des protections intermédiaires, du chemin des sangles et de la façon dont la structure vient s’appuyer ou non sur le véhicule.

Les accroches se choisissent avec le véhicule, pas avec une recette unique.

Selon la voiture et le plan, on peut travailler avec des ventouses, des sangles, des accroches adaptées ou des points accessibles sous un ouvrant. L’expérience aide à identifier rapidement ce qui est exploitable sans détériorer le véhicule.

Il n’existe pas un montage universel. Une fixation qui fonctionne très bien sur une voiture peut être totalement inadaptée sur une autre.

Une voiture qui roule est un système qui bouge.

Les vibrations font partie du car rig. On cherche à les réduire au maximum par la rigidité du montage, la manière dont les efforts sont repris et la configuration caméra, mais il faut rester réaliste : un véhicule qui roule transmettra toujours des mouvements.

Le but est donc de construire un rig cohérent avec la vitesse, la route, l’axe et le rendu recherché plutôt que de promettre un système abstraitement sans vibration.

Un montage lourd doit justifier le temps qu’il demande.

Je préfère toujours le montage le plus simple qui permet de faire le plan correctement. Ajouter de la structure pour ajouter de la structure ne sert à rien.

Un rig plus lourd devient intéressant lorsqu’il permet de gagner du temps sur la suite du tournage : plusieurs axes, plusieurs positions caméra ou des plans qui doivent s’enchaîner sans reconstruire l’installation à chaque fois.

Le principe

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Un gros montage n’a de sens que s’il fait gagner quelque chose au plan ou à la journée.

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Les autres notes parlent de travelling, accroches, lumière, grues, car rig, borniol et méthodes de plateau.

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